Pour la visite de l’exposition « Cathares ». Toulouse dans la croisade, nous vous conseillons vivement de prendre votre billet en ligne afin d’éviter l’attente en caisse.

Le musée sera fermé au public le mercredi 1er mai. Il sera par contre ouvert le mercredi 8 et le jeudi 9 mai, aux horaires habituels.

Le parcours permanent

Le musée Saint-Raymond est le musée d’archéologie de la ville de Toulouse. Dans ce bâtiment à l’histoire riche, vous découvrirez des objets provenant pour la très grande majorité de Toulouse et de sa région, mais aussi un site archéologique.

Ces collections permettent d’aborder l’histoire locale depuis l’âge du Bronze jusqu’au Moyen Âge. La grande majorité des objets exposés permet de mieux connaître la Tolosa de l’Antiquité, habitée par les Gaulois, les Romains et les Wisigoths.
Certains de ces objets sont présents dans le musée depuis son ouverture, tandis que d’autres sont sortis de terre il y a seulement quelques années. Les collections s’enrichissent régulièrement, notamment grâce à de nouvelles découvertes archéologiques !
Parmi plus de 28 000 objets conservés par le musée Saint-Raymond, seuls 3 % sont exposés ! Pour en savoir plus sur les collections qui ne sont pas visibles au musée, rendez-vous sur les pages dédiées aux collections qui se trouvent dans les réserves.
Les objets conservés au musée sont répartis sur trois niveaux, présentés ci-dessous. Vous pouvez découvrir dès à présent les incontournables du musée.

LES PETITS + AU MUSÉE

  • Un audioguide au ton humoristique
  • Un audioguide pour les enfants, qui seront guidés dans le musée par la chouette d’Athéna
  • Des mallettes de jeux pour petits et grands à disposition à chaque étage
  • Des objets cachés à découvrir, des reproductions à manipuler, des vidéos à regarder et des dispositifs numériques un peu partout dans le musée

Le deuxième étage présente Toulouse et sa région dans l’Antiquité à l’époque des Gaulois, des Romains et des Wisigoths.

Toulouse gauloise

Photographie de l’espace dédié aux Gaulois.
© Jean-François Peiré.

Bien avant l’arrivée des Romains, la zone correspondant à Toulouse était occupée par les Volques Tectosages. Ce sont eux qui ont fabriqué les deux ensembles de bijoux en or exposés au musée.
À partir du IIe siècle avant notre ère, ces Gaulois se sont installés principalement sur deux zones, le quartier de Saint-Roch et le site de hauteur de Vieille-Toulouse, qui était délimité sur 200 hectares par une fortification. Ces deux habitats sont mieux connus aujourd’hui grâce à des fouilles menées depuis le début des années 2000. Grâce à elles, de nouveaux objets et informations sont intégrés dans le parcours de visite du musée.

LES PETITS + AU MUSÉE

  • Une vidéo présentant en 3D l’occupation de la zone de Tolosa depuis 1000 avant notre ère
  • Des maquettes permettant de comprendre le travail d’interprétation des archéologues
  • Des tiroirs à ouvrir révélant des objets archéologiques cachés

Tolosa en Narbonnaise

Photographie du deuxième étage du musée. Des statues, mosaïques, vitrines et éléments d’architecture sont visibles.
© Jean-François Peiré.

À la fin du Ier siècle avant notre ère, la Tolosa romaine est construite dans la plaine, sur la rive droite de la Garonne, et la ville gauloise est abandonnée. Les vestiges, vidéos et maquettes présentés au musée permettent d’imaginer l’aspect de la ville romaine.
À l’époque romaine, Tolosa est située dans la province de la Narbonnaise. Le musée présente ainsi des objets de la vie quotidienne ayant appartenu aux Romains habitant dans la région.
En plus de ces objets du quotidien, des statues sont également exposées, comme un exceptionnel ensemble provenant de Béziers et représentant des membres de la toute première famille d’empereurs de l’Empire romain, la dynastie des Julio-Claudiens.

LE PETIT + AU MUSÉE

  • Des reproductions d’objets à manipuler (poteries, manche de cuillère en ivoire agrandi) ;
  • une maquette de domus (maison) romaine à explorer ;
  • des pigments utilisés dans la peinture romaine à observer ;
  • la technique de la mosaïque à découvrir.

Toulouse, capitale des Wisigoths

Photographie de l’espace dédié aux Wisigoths. Des colonnes, des maquettes, un écran et des vitrines contenant des objets archéologiques sont visibles.
Photo : Lydia Mouysset/Musée Saint-Raymond (Licence ouverte-Etalab).

À partir du début du Ve siècle, les Wisigoths s’installent à Toulouse, qui devient la capitale de leur royaume jusqu’en 507. L’occupation de la région par les Wisigoths est notamment connue par des objets découverts lors de fouilles archéologiques parfois très récentes.

LES PETITS + AU MUSÉE

  • Les tombes du site de Seysses à explorer en 3D
  • Une vidéo présentant en 3D les bâtiments du quartier goth de Toulouse
  • Les maquettes des vestiges du palais des Wisigoths et de l’église de la Daurade à observer
Photographie du premier étage du musée. Des bustes romains sont disposés de part et d’autre d’une longue galerie. D’autres sont placés devant le mur du fond. Ils sont en marbre blanc, et reposent chacun sur une base grise sur laquelle est placé un texte explicatif sur fond orange. À droite, on distingue les fenêtres en forme d’arc et bordées de briques.
Photographie : Guillaume Lamarque.

Les œuvres exposées au 1er étage proviennent de la plus importante villa connue en Gaule, celle de Chiragan. C’est un ensemble de statues exceptionnel qui a été découvert à partir de 1826 à Martres-Tolosane, à une soixantaine de kilomètres de Toulouse : seules les villas d’Hadrien à Tivoli et celle des Papyrus à Herculanum ont révélé un nombre de sculptures en marbre plus élevé !
Mais qu’est-ce qu’une villa romaine au juste ? Il s’agit d’un domaine situé hors d’une ville, et qui comporte des bâtiments d’habitation mais aussi des bâtiments d’exploitation agricole. À elle seule, la partie résidentielle de la villa de Chiragan représentait une surface équivalant à 22 terrains de rugby… C’est de là que proviennent les statues exposées au 1er étage du musée.
Quant aux propriétaires successifs de la villa, entre le Ier et le IVe siècle, ils nous sont inconnus, mais ils appartenaient à l’élite romaine, et avaient probablement un lien avec le pouvoir impérial : c’était peut-être des gouverneurs de province.
La villa a été détruite à  la fin de l’Antiquité, et une partie de son décor jeté dans des fosses. Les statues, ont ainsi été endommagées, et certaines parties perdues, comme l’explique cette vidéo. Le temps et les nettoyages réalisés après leur découverte ont également effacé les couleurs présentes dans l’Antiquité, mais des chercheurs parviennent aujourd’hui à en retrouver des traces !
Vous voulez en savoir plus ? Le catalogue numérique des sculptures de la villa romaine de Chiragan est à votre disposition gratuitement, en français et en anglais.

LE PETIT + AU MUSÉE

Des monnaies à retourners dans tous les sens en 3D et vous livreront leurs secrets !

La galerie des portraits

Photographie du premier étage du musée. Des bustes romains sont alignés. Ils sont vus de côté. Ils sont en marbre blanc, et reposent chacun sur une base grise sur laquelle est placé un texte explicatif sur fond orange. Au fond, sur la partie droite de l’image, on distingue d’autres bustes placés devant le mur.
Photographie : Daniel Martin (Licence ouverte-Etalab).

Les portraits exposés dans la galerie ont été sculptés pour la plupart entre le du Ier siècle et le IIIe siècle, dans des marbres provenant d’Asie Mineure (actuelle Turquie). Ils représentent des membres de la famille de l’empereur, mais aussi des inconnus qui n’ont pas pu être identifiés et qui appartenaient à l’élite romaine.
Cet ensemble permet de se rendre compte de la manière dont le portrait respectait aussi des modes : les visages imberbes du Ier siècle laissent peu à peu place à des portraits avec barbes et chevelures bouclées !

La statuaire mythologique

Photographie du premier étage du musée. Des statues en marbre blanc sont placées devant un mur gris. Au premier plan se trouve une statue de la déesse Athéna-Minerve en pied. La tête et les bras sont manquants. Elle porte un long vêtement plissé. A l’arrière-plan, à gauche, se trouve la statue du dieu Pluton-Sarapis et du chien à trois têtes Cerbère. Les deux têtes latérales de Cerbère sont cassées, ainsi qu’une partie des jambes de Pluton. Athéna et Pluton sont presque représentés à taille humaine. À droite de l’image, devant le mur, douze petites vitrines empilées les unes sur les autres comme des boîtes présentent des petites statues hautes d’une vingtaine de centimètres.
Photographie : © Jean-Fançois Peiré

La villa était également décorée d’une grande quantité de statues en lien avec la mythologie. Ces statues sont inspirées de l’art grec. En effet, les statues grecques étaient très appréciées des Romains, qui en ont réalisé de très nombreuses copies. C’est d’ailleurs principalement grâce à ces copies que les œuvres grecques sont connues, car, réalisées en bronze, elles ont souvent été fondues et ont disparu !
Les copies romaines peuvent être des reproductions fidèles, ou bien comporter des adaptations, comme des changements de dimension ou de détails, ou encore combiner plusieurs modèles pour en créer de nouveaux.
Certaines statues de Chiragan ont donc été inspirées par des œuvres grecques très célèbres, comme l’Athéna de Myron ou la Vénus de Praxitèle.

Les travaux d’Hercule et la Tétrarchie

Photographie du premier étage du musée, espace Hercule. Sur les deux tiers de l’image, à gauche, neuf reliefs en marbre représentent les travaux d’Hercule : l’Hydre de Lerne, le sanglier d’Érymanthe, les écuries d’Augias, les oiseaux du lac Stymphale, le géant Géryon, le roi Diomède, la ceinture des Amazones, le jardin des Hespérides et Cerbère. Sur la droite, on distingue sur le côté une statue représentant Maximien Hercule dont il ne reste que la tête et les bras. Au loin, au fond, se trouvent d’autres statues et reliefs.
Photographie : © Jean-François Peiré

C’est apparemment à la fin du IIIe siècle que la villa de Chiragan reçoit un nouveau décor sculpté. Ces œuvres sont réalisées dans un marbre local provenant des carrières de Saint-Béat, dans les Pyrénées. Elles représentent des divinités, mais aussi des membres de la famille de l’empereur Maximien Hercule. Si Maximien s’identifie à Hercule ce n’est pas par hasard : comme le héros, il a combattu de nombreux ennemis et veut que sa force soit reconnue. D’ailleurs, les reliefs exceptionnels représentant les travaux d’Hercule ont certainement été fabriqués dans le même atelier que les portraits de la famille de Maximien. Le héros et l’empereur ont des visages aux traits très ressemblants ! Contrairement à la statuaire mythologique inspirée d’œuvres grecques célèbres, ces reliefs sont uniques au monde, aucun équivalent n’est connu à l’heure actuelle.

Un site archéologique

Photographie du four à chaux. Le four est vu du dessus, légèrement de côté. Il est de forme circulaire. Les côtés s’évasent vers le haut. Ils sont constitués de briques placées en arêtes de poisson. Au niveau de la base du cercle se trouve une surface plane. Sur cette surface se trouvent des fragments de sarcophages et de pierres décorées de motifs géométriques. Au centre de cette surface il y a une fosse rectangulaire dont on peut apercevoir les briques qui la constituent. Cette fosse recevait le chargement en bois.
Photographie : François-Louis Pons (Licence ouverte-Etalab).

Parce qu’on ne fait pas les choses à moitié, le musée Saint-Raymond est un musée d’archéologie, mais aussi un site archéologique ! Une centaine de sépultures a été découverte lors des travaux d’agrandissement du musée dans les années 1990. Quelques sarcophages ont été laissés en place, vous pouvez les voir en arrivant au sous-sol. Un autre vestige exceptionnel a été conservé : un four qui servait à la fabrication de la chaux, matériau utilisé pour réaliser du mortier et construire des bâtiments. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page consacrée au four à chaux.

LES PETITS + AU MUSÉE

  • Chaux must go on : découvrez les étapes de la fabrication de la chaux en activant des lumières qui modifient l’éclairage du four