Pour la visite de l’exposition « Cathares ». Toulouse dans la croisade, nous vous conseillons vivement de prendre votre billet en ligne afin d’éviter le temps d’attente en caisse.

Dans les réserves

Le musée Saint-Raymond a 28 345 objets inscrits à son inventaire. Faute de place, seuls 4 % sont présentés dans le parcours permanent. La plupart de son fonds est donc conservé dans des réserves qui se déploient sur trois sites qui sont le lieu principal d’activité de l’équipe de conservation et qui accueillent les chercheurs et étudiants. Le projet d’extension du musée, actuellement en cours d’étude, permettra, à terme, de présenter au public certains objets remarquables acquis récemment.

Photographie d'une étagère des réserves du musée. Des sculptures sont posées sur deux étages.
Photographie : musée Saint-Raymond

Les collections du Musée Saint-Raymond se distinguent tant par leur richesse que par leur grande variété. Constitué entre la fin du XVIIIe et le XIXe siècle, le fonds ancien comprend notamment des sculptures romaines découvertes à Toulouse et dans sa région. Les marbres de la villa de Chiragan située à Martres-Tolosane (Haute-Garonne), forment, parmi ces acquisitions anciennes, un ensemble exceptionnel tant par la qualité technique et stylistique des sculptures que par la richesse de l’iconographie.

Outre la collection de sculptures régionales, le fonds ancien comprend également des objets en métal : armes, outils et parures. Les civilisations de la Méditerranée et de l’Orient antiques sont représentées par une collection très riche de 905 vases, sculptures et petits objets en terre cuite, pierre ou matière dure animale. Enfin, le beau et riche médailler compte près de 11 000 monnaies gauloises, grecques et romaines, dont certains exemplaires exceptionnels pour leur qualité ou leur histoire.  

En tant que vitrine de l’archéologie toulousaine, le musée Saint-Raymond conserve aussi les objets découverts lors des fouilles réalisées sur le territoire de la Ville et de la Métropole depuis les années 1960 lors des grands chantiers urbains, dont ceux du métro (années 1990 et 2000). Transférés au musée par le Service Régional de l’Archéologie, ils constituent le gros des collections : à côté des 7256 objets isolés et inventoriés séparément en raison leur grand intérêt scientifique et patrimonial, les réserves abritent également plus de 1500 bacs contenant les éléments en lot (récipients en céramique et ossements d’animaux pour l’essentiel) qui sont porteurs d’informations capitales pour l’étude et la datation de leur site d’origine.

Ces transferts d’objets archéologiques permettent d’enrichir régulièrement les collections du musée en intégrant les découvertes majeures des dernières années. Le musée conserve ainsi les objets découverts lors des fouilles de la Cité Judiciaire (1999-2006) au cours desquelles furent découverts les vestiges de l’ancien château des comtes de Toulouse.

LE PETIT + AU MUSÉE

À l’occasion des expositions temporaires du musée, de nombreux objets sont sortis des réserves pour être exposés. Alors n’hésitez pas à venir régulièrement au musée pour observer ces petites merveilles !

Vue d'un compactus des réserves du musée sur lequel sont stockés des vases grecs.
Compactus des réserves où sont stockées des céramiques grecques.
Vue d'un compactus dans lequel sont stockés des caisses d'objets archéologiques, mais aussi où sont posés des céramiques antiques.
Compactus des réserves où sont stockés des objets mis en caisse mais aussi de la céramique romaine.
Face latérale gauche de la cuve d'un sarcophage. Au centre un pommier. Un serpent s'enroule autour de son tronc. Sa tête est dirigée vers la droite, vers une femme, nue, qui cueille une pomme. Il s'agit d'Eve. De l'autre côté de l'arbre, se trouve un homme nu : Adam.
Petit sarcophage dit de saint Clair
Le bol en verre a été déformé par la chaleur. Sa partie inférieure conserve sa forme d’origine. On distingue le pied du bol qui forme comme un bourrelet. Au-dessus, le bol s’est replié vers son centre sous l’effet de la chaleur sir les trois-quarts de sa surface. Le motif est encore bien visible : des ronds de couleur marron ambré sont cerclés de blanc puis de jaune. L’ensemble est translucide. Le motif se répète sur tout le tour du bol, mais a subi des déformations.
Bol mosaïqué