Gaulois mais Romains !

Visuel de l'affiche de l'exposition "Gaulois mais Romains ! Chefs-d'oeuvres du musée d'Archéologie nationale"

Un voyage au cœur d’une société en mutation

L’exposition Gaulois mais Romains ! Chefs d’œuvres du musée d’Archéologie nationale, présentée à partir du 3 avril 2026, illustre la rencontre entre deux cultures – gauloise et romaine – et la naissance d’une société riche et complexe. 

Elle retrace la vie quotidienne, les croyances et les pratiques religieuses des habitants de la Gaule après la conquête romaine menée par Jules César. Elle propose également un regard inédit sur la naissance de l’archéologie « gallo-romaine » au XIXe siècle, sous l’impulsion de l’empereur Napoléon III. 

Stèle funéraire montrant, sous une arcade le portrait sculpté en pied de la défunte vêtue d'une tunique et d'un manteau aux larges plis. Elle tient dans sa main gauche une boîte contenant de l'encens qu'elle semble verser sur les flammes d'un autel de la main droite.
Stèle funéraire de Iulia Paullina. IIIe siècle de notre ère. Découverte à Bourges. Inv. MAN 1223 © MAN / Baptiste Simon

Vivre à la romaine

La première séquence plonge les visiteurs dans le quotidien des habitants de la Gaule après la conquête romaine. Elle révèle comment les Gaulois ont adopté le modèle romain tout en conservant certaines de leurs traditions. Stèles funéraires, inscriptions honorifiques et objets du quotidien racontent la vie de ces femmes et hommes et permettent de comprendre l’organisation sociale, des élites aux citoyens, sans oublier les esclaves et les affranchis. Cette section s’intéresse également à l’armée et met en lumière le savoir-faire des artisans et la diversité de leurs métiers.

Divinité en bronze assise en tailleur. Elle porte un torque autour de son cou. L'oeil gauche est conservé : il est en pâte de verre blanche et bleu cobalt pour la pupille. Les bras sont manquants. Le torse est nu. Les jambes sont mal proportionnées et les pieds évoquent des pattes de cervidé.
Divinité assise en tailleur. Fin du Ier siècle avant notre ère-début du Ier siècle de notre ère ? Découvert à Bouray-sur-Juine (Essonne). In. MAN 76551. © MAN / Baptiste Simon

Le domaine des dieux

La deuxième séquence met en lumière la richesse et la complexité du panthéon en Gaule qui mêle les influences celtiques et romaines. Elle présente des sculptures et des représentations de divinités issues des deux mondes, comme la statuette du dieu de Bouray. Le parcours explore les cultes publics et domestiques à travers des offrandes et objets votifs retrouvés dans les sanctuaires, révélant des rituels destinés à obtenir la protection des dieux, la guérison ou de bonnes récoltes. 

Buste en bronze représentant l'empereur Napoléon III. Il porte un kébi et un manteau militaire.
Portrait en buste de Napoléon III, par Albert-Ernest Carrier-Belleuse. 1859. Inv. MAN 89840. © MAN / Loïc Hamon

L’invention de l’archéologie « gallo-romaine »

La dernière séquence retrace la naissance de l’archéologie romaine en France. Elle montre comment les premières recherches ont permis de redécouvrir la Gaule et de façonner une nouvelle « identité nationale » selon les volontés politiques et idéologiques de Napoléon III. Passionné d’histoire romaine, l’empereur a joué un rôle déterminant en soutenant les fouilles d’Alésia qui ont contribué à façonner les premières salles du musée d’Archéologie nationale ouvert en 1867.  
Longtemps centrée sur les nécropoles, les villes et les villas, l’archéologie de la Gaule s’intéresse aujourd’hui aux fermes, aux parcellaires anciens, aux pratiques agricoles et aux témoins qu’ils laissent. 

Cette exposition est le fruit d’un double partenariat :  avec le Musée de la Romanité, qui a créé l’exposition à Nîmes, et avec le musée d’Archéologie nationale, qui en assure le commissariat scientifique et dont les chefs-d’œuvre sont présentés pour la première fois à Toulouse.

Informations pratiques

Exposition présentée du 3 avril 2026 au 3 janvier 2027.
Ouverte du mercredi au dimanche, de 10 h à 18 h. Fermée les 1er mai, 25 décembre et 1er janvier.

Les groupes, accompagnés par un médiateur culturel ou utilisant un mallette pédagogique peuvent être accueillis le mardi, sur réservation préalable.

L’accès à l’exposition comprend aussi l’accès au parcours permanent du musée.

Tarifs :

  • Plein tarif : 9 €
  • Tarif réduit : 5 €

Détail des tarifs

Pour les 15-18 ans, une offre sera disponible sur l’application Pass culture.

Visuel de l'activité Saucix : le petit marcassin est présenté de face

Saucix chez les Romains

Le marcassin Saucix a décidé de sortir de sa forêt et de devenir un vrai Romain ! Pour cela, il a besoin de récupérer des objets tout au long son parcours dans l’exposition. Les enfants sont invités à l’y aider.

Pour les 3-6 ans.
Dispositif distribué gratuitement à l’accueil.
L’entrée de l’exposition est gratuite pour les enfants de moins de 6 ans.

Visuel de l'activité "Carnet d'enquêtes". 4 enfants-archéologues enuêtes sur des objets

Carnet d’enquêtes

Les enfants vont découvrir des objets qui ont appartenu à différentes personnes qui ont vécu en Gaule romaine. En menant l’enquête dans l’exposition, ils pourront rendre les objets aux bonnes personnes.

À partir de 7 ans.
Dispositif distribué gratuitement à l’accueil.
L’entrée de l’exposition est à tarif réduit (5 €) pour les 6-17 ans.

Eléments (livret, plateau de jeu, cartes) du jeu Game of Rome

Game of Rome

Une expérience unique, inspirée des jeux de rôle !
Les participants, qui incarnent un Romain ou une Romaine, doivent accomplir 10 missions en liens avec les œuvres exposées dans l’exposition Gaulois mais Romains ! En interagissant avec les autres joueurs et grâce à la gestion de l’inventaire, ils pourraient bien rendre la vie de leur avatar exceptionnelle.

À partir de 9 ans. Durée : 1 h. Tarifs : 9 € / 5 € / 3 €.

Ven. 24 avril, 11:00

Laie en bronze vue de profil
Laie de Cahors (Lot). IIe siècle de notre ère ? © MAN / Valorie Gô

Découverte de l’exposition

Au cours de cette visite guidée, vous découvrirez l’ensemble de l’exposition avec un médiateur culturel.

À partir de 9 ans. Durée : 1 h. Tarifs : 12 € / 8 € 3 € (droit d’entrée inclus).

  • Avril : mer. 15 (15:30), dim. 19 (15:30), mer. 22 (15:30) et ven. 24 (15:30).
  • Mai : mer. 13 (15:30), mer. 27 (15:30) et dim. 31 (15:30).
  • Juin : mer. 10 (15:30) et mer. 17 (15:30).
Statuette en bronze représentant Jupiter
Iupiter à la roue. IIe siècle de notre ère. Châtelet, Gourzon (Haute-Marne). Inv. 32947 © MAN / Valorie Gô

La religion en Gaule romaine

En Gaule, après la conquête romaine, les pratiques religieuses reflètent un mélange entre traditions celtiques et rites romains.
Des temples inspirés de Rome sont construits dans chaque cité. Mais un certain nombre de divinités gauloises se maintiennent : par exemple Cernunnos et Épona, qui côtoient les dieux gréco-romains.
Les sanctuaires révèlent de nombreuses offrandes faites aux dieux, souvent pour demander une guérison ou une protection.

À partir de 9 ans. Durée : 30 min. Compris dans le droit d’entrée, sans réservation

  • Avril : jeu. 9 (16:00), sam. 11 (15:30), dim. 12 (11:30) et dim. 26 (11:30).
  • Mai : jeu. 7 (16:00), dim. 10 (11:30), sam. 23 (15:30) et ven. 29 (16:00).
  • Juin : sam. 6 (15:30) et dim. 21 (11:30).
Moule de statuette en terre cuite représentant la déesse Vénus
Valve antérieure d’un moule de Vénus au bain. Seconde moitié du IIe siècle. Toulon-sur-Allier (Allier). Inn. MAN 28141 © MAN / Valorie Gô

L’artisanat, première entreprise de Gaule

En Gaule romaine, un nombre assez important de stèles funéraires montre le défunt tenant ses outils, ou encore pratiquant son métier.
Potiers, forgerons, sabotiers, scieurs de long, drapiers, foulons, peintres, bouchers et boutiquiers sont ainsi montrés à l’ouvrage, tandis que d’autres sont connus par leurs noms laissés sur leurs outils ou les objets qu’ils ont fabriqués.

À partir de 9 ans. Durée : 30 min. Compris dans le droit d’entrée, sans réservation

  • Avril : ven. 10 (16:00), jeu. 16 (16:00), sam. 18 (15:30), dim. 19 (11:30), mer. 22 (11:30), jeu. 23 (11:30).
  • Mai : sam. 2 (11:30), ven. 8 (15:30), jeu. 14 (11:30), dim. 17 (15:30) et jeu. 28 (16:00).
  • Juin : ven. 5 (16:00), dim. 14 (16:00) et dim. 28 (15:30).
Laie en bronze vue de profil
Laie de Cahors (Lot). IIe siècle de notre ère ? © MAN / Valorie Gô

Être ou paraître gaulois

L’un des clichés largement répandu sur la Gaule avant la conquête romaine est celui d’un territoire sauvage, recouvert de forêts et habité par des sangliers. L’archéologie a mis à mal cette image d’Épinal d’un territoire constitué de forêts impénétrables : les Gaulois n’étaient pas un peuple sylvestre vivant dans des cabanes au milieu des bois. Au cours de cette visite, on déconstruit les clichés !

À partir de 9 ans. Durée : 30 min. Compris dans le droit d’entrée, sans réservation

  • Avril : sam. 25 (15:30) et jeu. 30 (11:30).
  • Mai : sam. 9 (15:30), ven. 15 (16:00), jeu. 21 (16:00) et dim. 24 (11:30).
  • Juin : jeu. 4 (16:00), ven. 12 (16:00) et ven. 19 (16:00).
Détail d'un relief sculpté montrant une scène de parade guerrière.
Surmoulage d’un relief de la colonne de Trajan. 1864. Inv. MAN 2567.90.A © MAN / Valorie Gô

Napoléon III : l’archéologie au service de la politique

Napoléon III (1808-1873) voit dans Jules César, le conquérant des Gaules, un réformateur et un tacticien habile qui a apporté ordre et civilisation aux Gaulois. Il s’attache à en démontrer le génie pour justifier le type de pouvoir auquel il aspire. Il fonde le « Musée gallo-romain » 1862 dans le château de Saint-Germain-en-Laye près de Paris. C’est aujourd’hui le musée d’Archéologie nationale, dont les chefs-d’œuvre sont présentés dans l’exposition.

À partir de 9 ans. Durée : 30 min. Compris dans le droit d’entrée, sans réservation

  • Avril : mer. 29 (11:30).
  • Mai : ven. 8 (11:30), jeu. 14 (15:30), sam. 16 (15:30) et ven. 22 (16:00).
  • Juin : sam. 13 (16:00) et sam. 27 (11:30).
Stèle funéraire en calcaire
Stèle funéraire de Julia Paullina. IIIe siècle de notre ère Bourges (Cher). Inv. MAN 1223 © MAN / Baptiste Simon

Tous Romains… mais certains plus que d’autres

Après la conquête de la Gaule, un nouveau système social adapté du modèle romain se met en place. Quelle est la place des femmes dans cette société ? Qu’en est-il réellement des esclaves ? Cette visite dévoile toute la diversité de la société romaine.

À partir de 9 ans. Durée : 30 min. Compris dans le droit d’entrée, sans réservation

  • Mai : sam. 30 (15:30).
  • Juin : jeu. 11 (16:00), dim. 14 (15:00) et jeu. 25 (16:00).
Ensemble d'instruments en métal (pinces balances, palettes) retrouvés dans la trousse d'un oculiste romain.
Trousse de médecin oculiste. Fin du IIe-début du IIIe siècle. Reims (Marne). Inv. MAN 1223 © GrandPalaisRmn (musée d’Archéologie nationale) / René-Gabriel Ojeda

Quoi de neuf, medicus ?

Grâce aux objets découverts dans la trousse de l’oculiste Gaius Firmius Severus, apprenez en plus sur la médecine antique.

À partir de 9 ans. Durée : 30 min. Compris dans le droit d’entrée, sans réservation

  • Juin : jeu. 18 (16:00), sam. 20 (15:30) et ven. 26 (16:00).
Portrait en buste de l’empereur Napoléon III par Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887). 1859. inv. MAN 89840 Crédit : © MAN / Loïc Hamon

Nos ancêtres les Gallo-Romains ?

Au XIXe siècle, l’histoire de la Gaule est écrite dans une perspective classique associant le vainqueur au progrès. C’est dans cette perspective que se situe Napoléon III, qui, après avoir créé en 1858 la Commission topographique de la Gaule, poursuit la rédaction d’une Histoire de Jules César. En 1862, il fonde le musée gallo-romain à Saint-Germain-en-Laye. Son propos est alors de démontrer que, face au désordre des clans gaulois, César a apporté l’unité à la nation gauloise ainsi que la prospérité économique.

Bien que des historiens comme Jules Michelet continuent à utiliser le terme d’époque romaine, le terme gallo-romain s’impose progressivement, notamment sous la plume de Camille Jullian dans sa monumentale Histoire de la Gaule. Aujourd’hui, l’archéologue, qui est aussi un historien, s’interroge : le terme de gallo-romain rend-il toujours compte de la complexité du phénomène de colonisation et de celle d’une société devenue romaine ?

Conférence donnée par Thierry Dechezleprêtre, Conservateur en chef du patrimoine Responsable des collections de la Gaule romaine au musée d’Archéologie nationale – Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye.

Mer. 27 mai, 18:00.
Durée : 1 h 30. Entrée gratuite mais réservation obligatoire.

Laie en bronze vue de profil
Laie de Cahors (Lot). IIe siècle de notre ère ? © MAN / Valorie Gô

Au cours de cette visite guidée, vous découvrirez l’ensemble de l’exposition.

Tarif : 40 € pour le groupe + droit d’entrée au musée par personne (5 €).
Durée : 1 h 15.

Activités encadrées par un médiateur culturels (sur réservation préalable) :


Les classes des cycles 1 à 3 pourront demander la mise à disposition (sur réservation) d’une mallette pédagogique contenant des propositions d’activités.

Un dossier de présentation de l’exposition a été spécialement conçu pour les enseignant.

Commissariat scientifique

Thierry Dechezleprêtre, conservateur en chef du patrimoine, responsable scientifique des collections de la Gaule romaine, musée d’Archéologie nationale et Domaine national du château de Saint-Germain-en-Laye

Commissariat général

Toulouse : équipe du Musée Saint-Raymond 
Nîmes : Nicolas de Larquier, conservateur en chef du Musée de la Romanité