Menu
MSR, Musée Sain MSR, Musée Sain


Place Saint-Sernin. Tél. : 05 61 22 31 44. Ouvert 7/7. 10:00-18:00. Gratuit pour les - de 18 ans. Gratuit pour tous chaque 1er dimanche du mois.

Suivez une conférence au musée Saint-Raymond



Découvrez la richesse et la diversité de l'offre culturelle pour adultes proposée au musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse.
Les conférences sont gratuites.


L'émission monétaire dite du"bestiaire" : une étonnante et énigmatique production !

Antoninien au nom de Gallien, émission « du bestiaire ». Photo : F. Dieulafait.
Antoninien au nom de Gallien, émission « du bestiaire ». Photo : F. Dieulafait.
Par Francis Dieulafait

À la fin du règne de l’empereur Gallien (260-268) une émission monétaire – dite aujourd’hui « du bestiaire » – a mis en circulation des millions de monnaies au revers desquelles est représentée une grande variété d’animaux réels (antilope, cerf, gazelle, panthère, sanglier,…) ou non (capricorne, Pégase, griffon,…). Ces figures sont associées des noms de divinités (Diane, Apollon, Hercule, Jupiter,…).
Après une présentation de la thématique singulière de cette émission et du contexte de sa production, on tentera d’estimer, à partir de plusieurs points de vue, ce qui a pu la motiver.

Mercredi 13 décembre | 17:00-19:30 | Gratuit
En raison du nombre limité de places il est recommandé de venir retirer son billet à l'avance à l'accueil du musée.

Sensorialités et couleurs dans l’Antiquité grecque : de la matière au symbolique

Par Adeline Grand-Clément et Maud Mulliez

Chaque société se caractérise par un « régime sensoriel » propre, intimement lié à un système de pratiques, de valeurs et de représentations. Or, lorsqu’il s’agit d’entrer en contact avec les puissances divines, ce système peut subir des modifications et des recompositions. En Grèce ancienne, les activités rituelles visent précisément à mobiliser l’ensemble des sens des fidèles, pour provoquer un engagement corporel, agir sur l’état de conscience, établir un lien avec l’invisible et créer les conditions d’une expérience collective partagée par la communauté. La conférence proposera de revenir sur les dispositifs matériels mis en place lors des rituels grecs, en prenant l’exemple du soin réservé aux monuments funéraires et aux couleurs qui les rehaussaient. L’archéologie expérimentale permet en effet de mesurer l’excellente connaissance qu’avaient les artisans grecs des propriétés des matières et des pigments qu’ils utilisaient. Les différentes étapes de l’élaboration de la stèle en marbre peint présentée dans l’exposition seront ainsi expliquées.

Jeudi 11 janvier | 18:00-19:30 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr.

Les techniques de sculpture antique à la lumière de l'ethnoarchéologie

Par Hara Procopiou, Professeur, Archéologie du monde grec et Préhistoire égéenne, Paris I-Panthéon Sorbonne
Séverine Moureaud, Docteur en Histoire des techniques, spécialiste de la statuaire, chercheur indépendant et associé au CCJ (Aix en Provence)


A la lumière d'une étude ethnoarchéaologique menée en Inde (Mahabalipuram), nous discuterons de thématiques techniques comme la copie, l'usage du foret, le calage, le polissage ainsi que la hiérarchisation des tâches dans un atelier. Malgré les limites "chrono-culturelles", nous montrerons en quoi cette approche nous a permis d'aborder autrement la sculpture antique, tout en rendant hommage  aux artisans.

Jeudi 18 janvier | 18:00-19:30 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr.

L’étoffe des dieux. Tisser et teindre dans le monde grec

Par Adeline Grand-Clément, Delphine Talbot, Catherine Bataillon, Zoé Montagu

Les offrandes textiles étaient fréquentes dans les sanctuaires, pour habiller les statues des dieux, être déposées à proximité ou simplement stockées dans des étagères et des coffres. Réalisées avec une grande virtuosité par les femmes, les tissus constituaient des pièces de valeur, arborant des couleurs variées, et manifestaient avec éclat la piété des dédicantes. Les pièces les plus prestigieuses portaient des décors d’or et de pourpre, la teinture la plus prestigieuse de l’Antiquité. Il était aussi habituel de consacrer à la divinité des vêtements qu’on avait portés : une relation plus intime s’établissait alors entre la ou le dévot(e) et la déesse ou le dieu destinataire. Malheureusement, la grande majorité de ces offrandes textiles ont disparu aujourd’hui – rares sont les fragments de fibre qui ont pu être conservés en Grèce.
La conférence présentera les différentes étapes qui ont permis la réalisation des tissus confectionnés pour l’exposition : teintures naturelles, puis tissage.

Jeudi 15 février | 18:00-19:30 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr.

Amphore panathénaïque du Peintre de Pan (ca 460 av. J.-C.) New York, Metropolitan Museum
Amphore panathénaïque du Peintre de Pan (ca 460 av. J.-C.) New York, Metropolitan Museum

La musique dans l'Antiquité grecque

Par Ghislaine Vandensteendam,
Professeur de musique, membre associé PLH-ERASME et IRPALL, musicothérapeuthe, médaillées du Conservatoire, Prix du conservatoire et spécialiste de la musique de l'Antiquité

La musique, considérée comme le principal des arts, était apprise non pas comme un agrément mais comme un devoir. Elle rythmait et accompagnait tous les gestes de la vie. Cette musique, qui pouvait rassembler plus de 14 000 spectateurs lors de concours musicaux, nous est le plus souvent connue par ses représentations iconographiques, mais son étude est pluridisciplinaire.
Cette conférence propose de partir à la découverte, au travers d’exemples et d’écoutes, des différentes sources archéologiques, de l’organologie, des différentes partitions et du métier de musicien à cette époque.

Jeudi 15 mars | 18:00-19:30 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr.
 

Les mercredis de l'archéologie

Après vous avoir proposé en 2017 de plonger dans l'univers des nouvelles technologies, le laboratoire TRACES s’associe au MSR pour un nouveau cycle de conférences.
Le laboratoire Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (TRACES) est une unité mixte de recherche du CNRS contractualisée avec l’université de Toulouse II Jean-Jaurès et le ministère de la Culture et de la Communication et conventionnée avec l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et l’Inrap.

Se nourrir au Paléolithique
Par Sandrine Costamagno, Directrice de Recherche au CNRS – TRACES – UMR 5608

Comment et à quel moment, nos lointains ancêtres sont-ils passés d’une alimentation végétale à une alimentation carnée ? Quelles sont les proies qu’ils chassaient puis consommaient ? Avaient-ils des préférences culinaires ou des tabous alimentaires ? Pour les périodes du Paléolithique, les restes osseux découverts dans les sites archéologiques sont les seuls témoins permettant de retracer l’alimentation carnée de nos ancêtres. Cette conférence sera l’occasion de présenter les différentes techniques utilisées par les préhistoriens pour « faire parler » le plus finement possible ces fragments du passé. En parallèle aux outils analytiques, une vaste enquête, qui nous mènera des premiers homininés d’Afrique aux derniers chasseurs-cueilleurs paléolithiques d’Europe, sera menée afin de dresser un bilan de l’alimentation humaine tout au long du Paléolithique.

Mercredi 7 février | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr (lien à venir)
Exemple de restes osseux découverts sur le site magdalénien de Peyrazet (Lot) ou comment ces vestiges nous renseignent-ils sur l’alimentation des chasseurs-cueilleurs paléolithiques ? Clichés V. Laroulandie & J.-M. Pétillon, DAO M. Langlais & V. Laroulandie
Exemple de restes osseux découverts sur le site magdalénien de Peyrazet (Lot) ou comment ces vestiges nous renseignent-ils sur l’alimentation des chasseurs-cueilleurs paléolithiques ? Clichés V. Laroulandie & J.-M. Pétillon, DAO M. Langlais & V. Laroulandie

Gastronomie et art de vivre: à la table des Grecs de Sicile et d’Italie du Sud
Par Sandra Péré-Noguès (MCF UT2J)

Si une cité a été l’un des pôles de la gastronomie, ce fut probablement Sybaris, colonie achéenne fondée sur la côte de la Basilicate actuelle (Italie du Sud). Les textes nous racontent que « si un cuisinier inventait de nouvelles et succulentes recettes, nul autre de ses confrères n’était autorisé à les mettre en pratique pendant une année, lui seul ayant le privilège de confectionner librement son plat : le but avoué de la chose était d’encourager les autres cuisiniers à se concurrencer dans la confection de mets toujours plus raffinés. » De fait, c’est aussi de cette région que proviennent de nombreux plats à poisson conservés dans plusieurs musées d’Europe. Ce goût pour la gastronomie était évidemment associé à un art de vivre qui privilégiait les banquets et les plaisirs. Sybaris ne fut pas la seule cité connue pour son attachement à la gastronomie puisqu’en Sicile, une cité comme Syracuse accueillait à la cour de ses dynastes des cuisiniers réputés dans tout le monde méditerranéen. Cet art de vivre fut pourtant dénoncé par leurs voisins égéens, la plupart évoquant la tryphè (luxe) de ces Grecs d’Occident, des Grecs installés sur les marges du monde barbare.

Mercredi 7 mars | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr (lien à venir)
Plat à poisson apulien à figures rouges, v. 340 av. J.-C. Peintre de Karlsruhe 66/140. Altes Museum, Berlin. Photo : Bibi Saint-Pol, own work, 2008 via Wikimedia Commons CC BY-SA
Plat à poisson apulien à figures rouges, v. 340 av. J.-C. Peintre de Karlsruhe 66/140. Altes Museum, Berlin. Photo : Bibi Saint-Pol, own work, 2008 via Wikimedia Commons CC BY-SA

La gastronomie d’Apicius, d’hier à aujourd’hui
Par Marie-Thérèse Marty, Ingénieure de recherche au CNRS

Initiatrice de la gastronomie romaine sur le site antique de Saint-Bertrand-de-Comminges, Marie-Thérèse Marty, ingénieur-archéologue au CNRS, retrace le partenariat scientifique et culinaire avec le chef Renzo Pedrazzini, qui a permis au restaurant « Le Lvgdvnvm » de devenir un haut-lieu du patrimoine culinaire antique. Vingt siècles après le célèbre gastronome Apicius, l’un des plus fastueux et inventifs de la Rome antique, comment recréer, dans le respect des recettes antiques, une cuisine savante, raffinée et singulière. Interprétations, essais culinaires et remise au goût du jour ont été nécessaires pour faire perdurer, à travers une palette parfumée de saveurs exotiques, un effet d’étrangeté défiant encore l’imagination… dans des recettes mêlant à l’envi l’onctueux, le saumuré, l’aromatique et le capiteux. Les nombreux ingrédients et accords de cette cuisine historique et artisanale sont en pleine résonnance avec les préoccupations diététiques actuelles. Ils constituent de plus un excellent outil pédagogique pour l’éveil du goût, en un mot une cuisine qui « dispense du bonheur » comme l’a écrit si joliment un jeune scolaire.

Mercredi 21 mars | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr (lien à venir)
Suivez une conférence au musée Saint-Raymond

Le festin de Trimalcion
Par J.-M. Pailler

« Sur le plateau des hors-d'oeuvre était un petit âne en bronze de Corinthe portant un bissac qui contenait des olives blanches d’un côté, et de l'autre noires. Il avait sur le dos deux plats d'argent sur le bord desquels était gravé le nom de Trimalcion avec l’indication des poids de l'argent. Des surtouts en forme de ponts supportaient des loirs accommodés avec du miel et des pavots. Il y avait aussi, posées sur un gril d'argent, des saucisses grésillantes et, sous le gril, des prunes de Syrie avec des grains de grenade... »
Quel meilleur hors-d’œuvre à une présentation du festin de Trimalcion que... cette évocation par Pétrone, auteur sous Néron du Satyricon, des hors-d’œuvre du banquet donné par cet affranchi, caricature du parvenu. On y trouve un composé de vérité gastronomique, certes de haut vol, et de moquerie parodique : Trimalcion « affiche les prix », il est en retard à son dîner et prend la meilleure place, commettant ainsi trois impairs révélateurs. La conférence cherchera à illustrer ce mélange de réalisme concret et de satire grinçante dont Fellini, à sa manière, s’est souvenu.

Mercredi 4 avril | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr (lien à venir)
Illustration du Festin de Trimalcion. Photo : Georges-Antoine Rochegrosse (1859–1938) (Bibliothèque gay), via Wikimedia Commons CC BY-SA
Illustration du Festin de Trimalcion. Photo : Georges-Antoine Rochegrosse (1859–1938) (Bibliothèque gay), via Wikimedia Commons CC BY-SA

Lu 668 fois

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Instagram
Pinterest
YouTube







Inscription à la newsletter