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MSR, Musée Sain MSR, Musée Sain


Place Saint-Sernin. Tél : 05 61 22 31 44. Ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite pour tous jusqu'au 21 octobre

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LE TEMPLE DE JERUSALEM, un regard archéologique

Par Fabio Porza, Post-doctorant, ERC Mapping Ancient Polytheisms, PLH-ERASME, Université Toulouse II Jean-Jaurès

La présence divine sur terre constitue une aporie, notamment pour le dieu biblique que le judaïsme a renoncé à imaginer et décrire par le biais des images. Elle répond cependant, dans le même temps, à une nécessité puisque ce que nous appelons « la religion » n’est rien d’autre qu’une série de pratiques sociales visant à établir une communication, si possible bienfaisante, entre des êtres supérieurs et les hommes. Cette contribution s’intéressera au « Premier Temple » de Jérusalem, voire le « Temple de Salomon », c’est-à-dire au seul lieu dans lequel le dieu biblique a accepté d’habiter selon la Bible, à travers la comparaison entre les récits bibliques et les données archéologiques.

Mercredi 28 novembre | 17:00-19:30 | Gratuit | Retrait des billets

Conférence proposée par l'Association des Amis du musée Saint-Raymond

 

Éros jouant de l’aulos face à un hermès de Priape. Ier siècle de notre ère. © National Museum of Antiquities, Leiden
Éros jouant de l’aulos face à un hermès de Priape. Ier siècle de notre ère. © National Museum of Antiquities, Leiden

Les représentations de statues sur les gemmes gravées

Par Laura Sageaux, Doctorante en Sciences de l’Antiquité, Laboratoire PLH-CRATA, École doctorale T.E.S.C., Université
Toulouse II Jean-Jaurès

Depuis la fin du XIXe siècle, les études sur les terres cuites, la numismatique ou encore la céramique ont révélé que le petit mobilier archéologique donne à voir des représentations de statues très diverses. Un rapide coup d’œil sur les intailles et les camées montre que le matériel glyptique des époques hellénistique et romaine est tout aussi riche en représentations statuaires, au nombre desquelles figurent notamment des effigies de Priape.

Né à Lampsaque à l’époque hellénistique, fils amorphos de la belle Aphrodite, Priape fait une entrée tardive dans le Panthéon grec. L’historiographie gréco-latine présente volontiers le dieu comme le gardien des jardins qui, armé de son « membre rougeoyant », éloigne oiseaux et voleurs. En outre, de nombreuses épigrammes insistent sur le caractère ligneux de cet épouvantail, qui lui confère un aspect rustique – aspect qui transparaît essentiellement aux Ier siècles avant et après Jésus-Christ, au sein des paysages sacro-idylliques qui habillent les murs des maisons romaines et qui ornent les gemmes gravées. Aussi une confrontation entre œuvres littéraires et productions artistiques s’imposera-t-elle ici.

Les sources textuelles soulignent en outre la laideur de ce protecteur des champs, dont les idoles n’empruntent en rien au classicisme athénien, pourtant alors en faveur à l’époque impériale ; rappelons que les statues, les portraits et les monuments conçus sous le principat d’Auguste sont en effet inspirés des canons des maîtres du Ve siècle avant notre ère. Néanmoins, ces figures ithyphalliques, loin d’aller à l’encontre de la propagande du régime, participent à l’évocation de l’Arcadie, voire à celle du mythe de l’âge d’or célébré par Tibulle, Virgile et Horace – pour ne citer qu’eux. À l’heure où Rome sort meurtrie des guerres civiles, c’est à travers ces bouts de bois mal dégrossis que s’exprime la nostalgie d’un passé meilleur, où la félicité le disputait à la prospérité.


Mercredi 5 décembre | 17:00-19:30 | Gratuit | Retrait des billets

Conférence proposée par l'Association des Amis du musée Saint-Raymond
 

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