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Place Saint-Sernin. Tél. : 05 61 22 31 44. Ouvert 7/7. 10:00-18:00. Gratuit pour les - de 18 ans. Gratuit pour tous chaque 1er dimanche du mois.

Le grand temple de la place Esquirol




© J.-F. Peiré
© J.-F. Peiré
Les fouilles réalisées sous la place Esquirol ont mis au jour une partie d’un grand temple aux dimensions imposantes construit au Ier siècle de notre ère (au plus tard dans les années 80) et resté en usage jusqu’à la fin du IVe siècle.
Il se situe sur le forum. La taille du bâtiment est impressionnante. Avec sa largeur de près de 27 m et sa longueur de 35 m, il est l’un des plus grands temples connus sur le territoire français. Par ses dimensions, il est proche de celui de Narbonne dont la façade mesure 30 m de long.
C’est sans doute un capitolium, l’édifice dédié aux trois grandes divinités romaines : Jupiter, Junon et Minerve.
Cette maquette présente le temple en cours de construction. Mais cet état est une restitution hypothétique fondée sur les vestiges découverts lors des fouilles et sur nos connaissances des principes de l’architecture publique romaine. En fait, seuls d’infimes fragments ont été mis au jour. Les puissantes des fondations sont composées de gros blocs de molasse et de galets de Garonne. Les élévations utilisent du calcaire fin. La brique parementait l’intérieur du bâtiment et sa couverture était en tuiles. Le portique qui entoure la place est divisé en deux par une file de colonnes centrales et atteint dix mètres de largeur. Ces colonnes sont en briques revêtues de plaques de marbre. À l’extérieur de l’esplanade, sous les rues qui longent les portiques, on distingue une partie du réseau d’égouts de la ville. Entretenu de façon constante jusqu’au Ve siècle, il est constitué de vastes galeries voûtées dans lesquelles un homme peut largement se tenir debout. Elles sont bâties avec des petits moellons de calcaire et des briques et leur sol est pavé de briques. Des bouches d’égout permettent d’y accéder pour l’entretien depuis la surface. Au-dessus, la chaussée, large au minimum de neuf mètres, est constituée d’un pavement très compact de galets et de graviers. Le capitolium de Tolosa est mentionné dans un texte daté du début du Ve siècle intitulé la Passion de saint Saturnin, le premier évêque de Toulouse. Ce texte relate notamment son martyre qui s’est déroulé sur ce temple en 250 lors d’une persécution contre les chrétiens. Au VIe siècle, en souvenir de cet épisode est élevée sur les ruines de ce temple une église dédiée à Pierre qui prit ensuite le nom de Saint-Pierre-Saint-Géraud.

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