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MSR, Musée Sain MSR, Musée Sain


Place Saint-Sernin. Tél. : 05 61 22 31 44. Ouvert 7/7. 10:00-18:00. Gratuit pour les - de 18 ans. Gratuit pour tous chaque 1er dimanche du mois.


Figurine de femme debout




Photo : J.-F. Peiré
Photo : J.-F. Peiré
Cette statuette de femme drapée a été créée dans la première moitié du IIIe siècle avant notre ère.
En terre cuite moulée polychrome, elle a été réalisée en pâte chamois à ocre rose, et avec de nombreuses petites inclusions.
La statuette a été faite dans un moule bivalve dont le revers prend la position du corps mais sans que la draperie soit vraiment modelée. Les deux parties sont très bien ajustées et la jonction complètement dissimulée. La tête, moulée à part, est enfoncée dans le cou, le chignon est rapporté. Un engobe blanc recouvrait l'ensemble et les couleurs étaient réparties ainsi : bleu pour les feuilles de lierre et les perles du collier, brun rouge pour les cheveux, noir pour les yeux, vermillon pour les lèvres. De toutes petites traces de la dorure des boucles d'oreille subsistent. La couleur du vêtement, en revanche, est aujourd'hui indéfinissable.

L'attribution de cet objet à un atelier est particulièrement difficile, en effet :
- la délicatesse du visage s'apparente à certaines figures béotiennes, voire tanagréennes ;
- le modèle le plus élaboré pour l'attitude et le drapé, auquel il est possible de se référer, reste la statuette de Myrina (N° Myr 234) conservée au Louvre ;
- mais la figurine repose sur une base ronde, au flanc incurvé, dite "en bobine", fabriquée au tour et collée après cuisson. Ces bases sont caractéristiques des productions tarentines de la période hellénistique tardive ; bien que Tarente ait exporté ses moules, non seulement en Grande-Grèce, à Gnathia, à Canosa, qui dépendaient d'elle pour tous les modèles et le style, mais aussi en Cyrénaïque, il semblerait qu'elle soit plutôt tarentine.

Cette statuette est non seulement la mieux conservée, mais celle de la collection qui représente le mieux la catégorie la plus importante des productions de terres cuites grecques : la femme debout, vêtue du chiton et enveloppée dans son himation, selon les modèles lancés par Athènes et rendus célèbres par Tanagra.
Le report du poids du corps sur la jambe gauche permet à la droite d'être libre, de revenir en arrière et sur le côté.Le bras droit se replie sur la poitrine tandis que l'autre épouse la forme du corps : tout en restant dissimulée, la main gauche recueille les draperies près de la hanche. Le chiton laisse tomber ses plis, verticalement sur les pieds ; sur le manteau, seuls ceux provoqués par les retombées de l'étoffe sont bien marqués, les autres sont à peine suggérés. Peut-être étaient-ils mis en valeur par la couleur.

Photo : J.-F. Peiré
Photo : J.-F. Peiré
Un petit col rapporté, assez fin, cache la suture du cou.
La tête, petite, est mince et fine, aux traits réguliers ; les yeux modelés et peints en noir s'enfoncent sous les arcades sourcilières, peut-être peintes. Les nez est droit, l'extrémité malheureusement ébréchée ; les lèvres sont minces et sinueuses. La tête se penche en avant. Une raie médiane divise la chevelure en deux zones de petites mèches ondulées qui se rassemblent sur la nuque en un gros chignon rond. La jeune femme est coiffée d'une couronne de fruits et de feuilles de lierre. Les oreilles, trouées, sont ornées de grosses boucles. Elle porte également un collier de perles. De ce visage délicat émane une grande impression de douceur, de religiosité.

Dimensions en centimètres : 27,3 (H) ; 8,2 (l) ; 10,2 (socle,D)
Inv. : 25798

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