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Place Saint-Sernin. Tél. : 05 61 22 31 44. Ouvert 7/7, de 10:00 à 18:00. Gratuit pour les - 18 ans. Gratuit pour tous chaque premier dimanche du mois.


Chronique des sondages archéologiques de la place Saint-Sernin - 20 > 23 juillet



8 juin > 5 août 2015
Diagnostic réalisé par le Service archéologique de Toulouse
Métropole (SATM) place Saint-Sernin.


Chronique du 8 au 11 juin : ici  
Chronique du 15 au 18 juin : ici

Chronique du 22 au 25 juin : ici
Chronique du 29 juin au 2 juillet : ici
Chronique du 6 au 9 juillet : ici
Chronique du 15 au 17 juillet : ici

Lundi 20 juillet

  1  Dans le dernier sondage ouvert vendredi dernier, les archéologues ont mis au jour l’angle sud-ouest de la fondation du mur du cloître de Saint Sernin. Nos deux spécialistes sont en train de faire le relevé stratigraphique. Il s’agit d’identifier les différentes couches de terre pour en faire un dessin précis.

  2  Toujours dans le jardin, sur le flanc nord de la nef, un nouveau sondage est réalisé. Pierre est satisfait car il révèle la fondation de l’angle sud-est du cloître. Grâce à cette découverte, les topographes sont à pied d’œuvre pour relever précisément l’emplacement des deux angles. Ces deux découvertes permettent une mise à jour de la cartographie générale du cloître.

  3  Un sondage a été ouvert sur le trottoir, près du transept nord de la basilique. Le mur visible, daté du XIXe s., correspond à celui dans lequel avait été remployée la pierre tombale découverte jeudi 16 juillet.  Ce mur délimitait la propriété d’Arnaud Traverse qui avait acquis une parcelle comprenant le cloître et ses annexes lors de la vente des biens de l’Eglise après la Révolution.
Au deuxième plan, à droite, Flore fouille une sépulture. Les autres archéologues en profitent pour nettoyer correctement le mur en dégageant la fondation.

  4  Dans ce même sondage, on peut lire plusieurs informations sur ce mur : il a coupé un caveau, constitué de briques, que l’on observe à sa droite ; puis a lui-même été coupé par une canalisation plus tardive, probablement au XXe s.

Mardi 21 juillet

  1  Le sondage ouvert sur le trottoir au nord de la basilique a permis de reconnaître une nouvelle fois le mur du XIXe siècle clôturant la parcelle de A. Traverse (en haut de l'image). Rapidement, les archéologues ont remarqué que là aussi des éléments anciens avaient été employés pour le construire, telles ces deux plaques en pierre au sommet. S'agissait-il d'inscriptions funéraires ? Et bien... non ! Après les avoir soulevées, Agathe a pu constater qu'elles ne portaient pas d'inscription.
Près des pieds d'Agathe on aperçoit la fondation du mur-bahut du cloître.

  2  De l'autre côté du mur-bahut (à l'intérieur du cloître), un caveau avait été installé.

  3  Dans le sondage ouvert dans le jardin situé au nord de la basilique ont été repérés :
  • la fondation du mur-bahut du cloître (au premier plan)
  • une partie d'un mur, fouillée par Teddy, appartenant à la chapelle Notre-Dame de Bonnes Nouvelles installée dans le jardin du cloître au XVIIe siècle.

Jeudi 23 juillet

Trois sondages infructueux pour cette journée !
Nous en profitons pour vous présenter deux membres de l'équipe de fouille.
 

Zoom sur… Flore Diverrez
 
Flore est archéo-anthropologue depuis 3 ans. Titulaire d’une licence d’archéologie, elle se obtient un master en anthropologie biologique.  Fouiller, relever et étudier les os humains découverts lors d’un chantier archéologique : c'est sa spécialité !
 
Elle se souvient de son premier chantier dans le Pas-de-Calais : il s’agissait d’une nécropole à crémation gallo-romaine.
 
Forte de ses qualifications, particulièrement en archéologie préventive, elle propose son expertise à différents services archéologiques, y compris sur l’étude d’après-fouille : détermination de l'âge, du sexe, des pathologies et traumatismes éventuels.
 

Zoom sur… Agathe Limouzy
 
Agathe est étudiante en 2ème année à l’Insa (Institut national des Sciences appliquées). C'est dans le cadre de son cursus, en tant que stagiaire, qu'elle participe à ce chantier.
 
L'archéologie, c'est sa passion ! Elle a d'ailleurs participé au stage d'initiation à l'archéologie organisé par le musée Saint-Raymond lorsqu'elle était plus jeune.

Son projet professionnel serait d’associer ses études en génie physique à l’archéologie.
 
Un des domaines de développement entre ses deux spécialités pourrait être la prospection qui permet de repérer d’éventuels vestiges archéologiques dans le sol afin d’évaluer le potentiel d’un site.
 

SUITE DE LA CHRONIQUE : ICI



La basilique Saint-Sernin fait partie des composantes du bien en série "Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France" inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
 

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