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MSR, Musée Sain MSR, Musée Sain


Place Saint-Sernin. Tél. : 05 61 22 31 44. Ouvert 7/7, de 10:00 à 18:00. Gratuit pour les - 18 ans. Gratuit pour tous chaque premier dimanche du mois.


Amphore




Les Douze travaux d'Héraklès (ou Hercule pour les Romains) sont les récits mythologiques probablement les plus connus de l'Antiquité grecque. Homère, dans l'Iliade et l'Odyssée, mentionne déjà des "travaux" accomplis par le héros sous l'autorité de son cousin Eurysthée.
Ils trouvent leur origine dans la haine que portait Héra au fils de Zeus, alors prénommé Alcide. Détesté de la déesse qui le rendit fou, il tua sa femme et ses enfants. Pour expier sa faute, il consulta l'oracle de Delphes qui lui indiqua la marche à suivre : réaliser douze tâches au service d'Eurysthée et changer son nom en Héraklès " La gloire d'Héra".
Le premier de ces travaux, dont la liste est fixée entre le Ve et le IVe siècle avant notre ère, consistait à délivrer le territoire de l'Argolide d'un terrible fauve, le Lion de Némée, réputé invincible grâce à sa peau impénétrable. Le héros dut lutter corps à corps et étrangler l'animal. Une fois le monstre vaincu, Héraklès utilisa une de ses griffes pour découper la peau et s'en fit un vêtement de protection, la léonté. Après cette épreuve, il la porta durant les onze autres travaux afin de se protéger.

La scène peinte sur cette amphore grecque d'Athènes, datant des années 540-520 avant notre ère, présente le moment du combat entre le lion et Héraklès. Le héros est accompagné d'un personnage tenant sa massue à sa gauche (son neveu Iolaos ?) et Hermès (messager de Zeus) tenant le caducée et portant des bottines ailées. Le lion, gueule ouverte, appuie sa patte antérieure gauche sur la cuisse d'Héraklès. Cependant, le héros lui tient la patte avant et l'étrangle de toutes ses forces. Sur cette face, Hermès, devinant l'issue du combat s'apprête à quitter le lieu. Sur une face, Hermès observe la scène tandis que sur l'autre, devinant l'issue du combat, il s'apprête à quitter le lieu. La notion de temps ainsi décrite d'une face à l'autre est rare dans la céramique peinte grecque.
Un historien de l'Art, J. Beazley, a beaucoup étudié les vases grecs qu'il a classés par peintre selon le style du dessin, puisque peu d'artistes signaient leurs vases. Cette amphore est très importante pour le musée Saint-Raymond puisqu'elle appartient à la production d'un artisan auquel on a attribué le nom de notre ville, le "Peintre de Toulouse".
Elle complète aussi la série de travaux sculptés provenant du site de Chiragan, exposée au 1er étage du musée, dans laquelle ne figure plus cette confrontation avec le Lion de Némée.

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